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Écrit par President

SAINT-PIERRE D'EYRAUD

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A SAINT PIERRE D'EYRAUD DES PROMESSES NON TENUES :

 

"Jamais on nous a dit que des boues

viendraient sécher dans la serre........"

 

 

 

En Dordogne sur le site de Saint Pierre d'Eyraud le projet a été modifié. La population et les élus avaient donné leur accord pour l'utilisation de déchets agricoles et n'avaient pas envisagé ce scénario ; d'autres déchets que prévus ont été ajouté, des déchets de l'industrie agroalimentaires, des boues de station d'épuration, etc..; graves problèmes d'odeurs. Le méthaniseur déclare "avoir tout fait dans le respect de la réglementation "(2 avril 2014)

http://www.sudouest.fr/2014/04/25/les-mauvaises-odeurs-du-methaniseur-derangent-1535271-1733.php

 

 Bergeracois : les mauvaises odeurs du méthaniseur dérangent

A La Une Bergerac

Publié le 25/04/2014 à 10h15 par Émilie Delpeyrat

 

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Les élus demandent l’arrêt immédiat du stockage des boues sur le site de Saint-Pierre-d’Eyraud

Stop aux mauvaises odeurs. Jeudi, le maire de Lamonzie-Saint-Martin (24), Thierry Auroy-Peytout, a invité ses homologues et voisins de Saint-Pierre-d’Eyraud, La Force, Prigonrieux et Gardonne, à dénoncer officiellement auprès de la sous-préfecture de Bergerac les nuisances olfactives générées par les boues d’assainissement stockées à proximité du méthaniseur du Bourg d’Abren, à Saint-Pierre-d’Eyraud. Les riverains directs et indirects de l’unité de méthanisation se plaignent en effet régulièrement, depuis quatre mois, de ne plus pouvoir mettre le nez dehors sans avoir à renifler un air qui ne sent pas la rose.

"C’est infernal, l’odeur est si forte qu’elle en donne la nausée et mal à la tête à tous ceux qui sortent un peu trop longtemps à l’extérieur", confient Gérard Tavernier et Vivien Pouplard, deux habitants de Lamonzie-Saint-Martin, qui ont pris l’initiative de lancer eux-mêmes une pétition la semaine dernière pour s’insurger contre une situation qu’ils estiment "insoutenable". Leur histoire rappelle celle des habitants de Saint-Paul-la-Roche, en Périgord vert.

  • Lettre à la sous-préfecture

Forts des doléances exprimées par leurs administrés, les élus des communes impactées se sont mis d’accord pour demander par courrier "aux services de l’État de venir constater par eux-mêmes la gêne occasionnée par les boues d’assainissement". Cette première étape conduira, espèrent-ils, le préfet de la Dordogne, Jacques Billant, à demander l’arrêt définitif de l’approvisionnement et du stockage des boues sur le site.

"Nous espérons une réaction rapide, indique l’édile Thierry Auroy-Peytou. Sans quoi, nous sortirons nos écharpes des placards et nous irons nous-mêmes bloquer l’accès au site aux engins chargés de transporter les boues." Les élus sont d’autant plus déterminés à se faire entendre qu’ils ont, disent-ils en substance, l’impression d’avoir été trompés sur la marchandise. Tout comme Georges Barberolle, président de l’association Protection et avenir du patrimoine et de l’environnement en Dordogne, qui dénonçait déjà, en janvier, l’apparition soudaine de boues en provenance de la station d’épuration de Bergerac.

Sur le site, les maires déplorent que la plateforme du méthaniseur ait été détournée de sa vocation initiale : "Nous avons donné notre accord pour une unité de méthanisation censée produire de l’électricité et de la chaleur à partir de déchets alimentaires et agricoles, glisse Jean-Pierre Faure, le maire de Saint-Pierre-d’Eyraud. Jamais, on ne nous a dit que des boues viendraient sécher dans la serre initialement destinée à accueillir le digestat (1)."

  • Un contrat de trois ans

Bertrand Valade, le gérant de l’EURL Bergeracoise de services, à qui la Cuma (NDLR : coopération d’utilisation de matériel agricole) des éleveurs du Bergeracois a délégué la gestion du méthaniseur, reconnaît "le caractère évolutif" du projet, mais affirme "avoir tout fait dans le respect de la réglementation", ce que confirme Jacques Billant, le préfet de la Dordogne, dans une lettre adressée à Georges Barberolle en date du 2 avril 2014.

Pour soutenir la viabilité de l’unité de méthanisation pendant sa première année de démarrage, l’EURL Bergeracoise de services a ainsi conclu en 2013 un contrat d’une durée de trois ans avec la Ville de Bergerac et Veolia eau pour accueillir transitoirement les boues de la station d’épuration et permettre leur séchage sous serre avant évacuation vers une autre destination. Une délibération a été votée par le précédent Conseil municipal en ce sens, le 20 juin 2013. Il n’était alors pas question de stockage, même provisoire, mais "les services de l’eau nous ont imposé en début d’année de conserver sur place les boues séchées pour une période de six mois", précise Bertrand Valade.

(1) Résidu issu du processus de méthanisation de la matière organique.