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Déclaration d’Alerte.Usine.Eaunes31

lors de la réunion de présentation du projet d’usine de méthanisation à Eaunes

organisée par Eaunes Environnement

 24 octobre 2016 – Eaunes – Salle Hermès

 

M. Castany,

Nous n'entendons pas laisser perdurer une vison manichéenne, réductrice, de la situation actuelle. Il n'y a pas, d'un côté, les sauveurs de la planète, qui auraient tout compris en matière d'énergie renouvelable, comme, par exemple, ce que l'on appelle le biogaz et les moyens de le produire. De l'autre côté des gens sans réflexion qui se moqueraient totalement du devenir de cette planète et n'auraient rien compris des enjeux qui nous attendent.

La réalité est tout autre : nous sommes parfaitement conscients de la nécessité d'une transition énergétique. Mais nous sommes conscients également qu'il est absolument nécessaire que cette transition soit progressive et intelligente, mais aussi soucieuse et respectueuse des droits fondamentaux des populations. En un mot : responsable.

Le passage en force ne serait que le moyen de ruiner une idée, une idée juste : celle de la transition énergétique.

Nous n'acceptons pas que cette nouvelle donne d'une transition énergétique nécessaire serve de caution à des porteurs privés nourris de subventions, et de prétexte à un projet insensé, c'est à dire, stricto sensu : dénué de sens.

Ce projet de par sa nature, de par son ampleur aurait pour conséquence le sacrifice honteux des conditions de vie de milliers de gens impactés par ce qui ressemble de plus en plus au projet d'un apprenti-sorcier.

Personne n'est en capacité de dire, aujourd'hui si la filière méthanisation, lorsqu'elle est industrielle et financière a un solde positif pour la planète.

Nous posons cette question : Est ce que ce projet va dans le sens de ce que l'on appelle parfois intérêt général ?

Transformer les conditions d'existence de milliers d'habitants de nos communes en cauchemar : cela s'est malheureusement fait ailleurs. Il serait temps d'en tirer les leçons.

Des projets de cette nature, des projets de cette ampleur doivent se faire sans impact sur les populations, ni sur la qualité de l'environnement.

On ne fait pas n'importe quoi n'importe où.

 

M. Castany, il n'y a pas d'un côté l'expertise, de l'autre l'ignorance.

Nous avons avec nous des scientifiques, des enseignants-chercheurs, des scientifiques du pôle de Rangueil, des ingénieurs d'Airbus industrie, des agronomes, des exploitants agricoles, des représentants de Confédération paysanne, des professeurs, des docteurs en médecine, des spécialistes du monde médical, des infirmiers, infirmières, tous les commerçants qui nous soutiennent depuis deux mois. Le résultat de notre pétition, 3000 à ce jour, montre que la plupart des habitants des communes d'Eaunes et de Lagardelle auxquelles commencent à se joindre celles de Beaumont-sur-Lèze, de Labarthe-sur Lèze, et depuis peu Muret sont à nos cotés.

Plus de 95% des gens ont appris l'existence de votre projet à quelques semaines du dépôt en préfecture alors que celui-ci est en étude depuis 2013.

M. Castany, la population n'est pas une variable d'ajustement que l'on peut balayer d'un revers de la main.

M. Castany beaucoup de questions vous attendent.

Je laisse la parole à tous ceux qui souhaitent vous interroger.

 

 

 

Atmosphère explosive (ATEX) à Eaunes

Communiqué de presse - Novembre 2016

Association Alerte.Usine.Eaunes31

 

Nous n’insisterons pas sur cet épisode stupéfiant d’un élu municipal (liste d’opposition) hors de contrôle, proférant menaces et insultes sur le lieu de travail d’un commerçant qui n’a à "se reprocher" que son inquiétude face à un projet d'usine de méthanisation, ou son engagement aux côtés de l'association Alerte.Usine.Eaunes31.

Sommes-nous bien dans un État de droit ?

  • Tout citoyen a le droit de ne pas être d'accord avec un projet impactant les espaces (domiciles, espaces publics, espaces de travail) où il a choisi de vivre, en les rendant, a minima, anxiogènes, nuisibles à son bien-être et à sa santé, voire même dangereux.
  • Nous-mêmes, association, avons le droit de rendre visibles ces inquiétudes, ces angoisses, ces peurs, en contribuant à alimenter un débat public puis en proposant des moyens d'actions, dans le respect, la dignité, la responsabilité.
  • Nous avons le droit d'être respectés car nos documents d'information citent leurs sources, s'offrent à la discussion, invitent à la réflexion et n'ont rien à voir avec ce que M. Castany qualifie de "supercherie". La supercherie n'est-elle pas plutôt dans cette affirmation : "Que ça vous plaise ou non, cette usine, vous l'aurez !"
  • Nous avons le droit d'estimer qu'il n'y a pas une "pensée unique" de l'expertise en matière de méthanisation et que nos experts valent les leurs, lorsqu'ils observent que la méthanisation financière prend déjà le pas sur la méthanisation écologique et que la pertinence d'un projet industriel ne se mesurerait qu'après avoir mis en évidence un bilan énergétique net solide et un bilan carbone positif.
  • Nous avons ainsi le droit de préférer M. Labeyrie (méthanisation agricole) à M. Kaemmerer (méthanisation industrielle). (Soirée d'information à Lagardelle, 28 oct.)
  • Nous avons le droit de penser qu'un tel projet, s'il n'est pas accompagné d'une volonté publique ambitieuse pour diminuer, rationaliser et modifier nos consommations d'énergie, est condamné au non-sens absolu puisqu'il revient à dire: Ne changeons rien à nos habitudes et construisons des usines pour produire plus d'énergie.
  • Nous avons le droit de douter de l'infaillibilité de systèmes de sécurité aussi sophistiqués soient-ils, d'avoir en mémoire les témoignages de vies gâchées par des nuisances de tous ordres.
  • Nous avons le droit d'être de plus en plus inquiets quand les porteurs de projet sont dans l'incapacité de répondre de façon convaincante à des questions pourtant simples et reconnaissent n'avoir aucune formation légitimant leur place à la tête d'une telle structure.
  • Nous avons le droit de ne pas vouloir apprendre, un jour, que les erreurs du passé n'ont laissé la place qu'à de fausses solutions bénéfiques aux seuls lobbyistes.
  • Nous avons le droit de penser que le passage en force d'un tel projet ruinerait la crédibilité de la filière tout entière, cela revenant à dire : puisque la preuve de sa pertinence, pas plus que l'absence d'impact négatif, ne peut être faite, alors il faut l'imposer.
  • Nous avons le droit de ne pas prendre au sérieux cette affirmation que cette usine de 200 mètres sur 75 mètres n'est pas plus dangereuse qu'une automobile alors même qu'il est demandé aux porteurs de s'assurer contre les risques : d'implosion, d'explosion (dont celles touchant les voisins), incendies, intoxication, asphyxies, fuites de gaz, dommages électriques, bris de moteurs, etc.
  • Nous avons le droit encore de nous interroger sur l'opacité de ce projet en développement depuis 2012, ce dont on trouve inscription dans des documents officiels (ORDIMIP, Région Midi-Pyrénées) alors que l'on nous dit toujours : "Il n'y a pas de projet".

Nous croyons, enfin, en un État de droit. Pour combien de temps encore ?